Vitalité Plus


ACCORD DE COOPERATION AU PROJET (PCA) ENTRE L’UNICEF ET VITALITE PLUS
Partenaire de mise en œuvre : ONG VITALITE PLUS
Pays d’implémentation : République Centrafricaine
Nom et titre du projet : Appui à la reprise des cours dans 25 écoles de la Préfecture de la Ouaka
Période du rapport :01er mai au 19juin 20134
I – CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Le présent rapport retrace la mise en œuvre non seulement de la seconde phase du projet ci-dessus cité mais aussi de toutes les activités réalisées du début à ce jour dans les localités de la Préfecture de la Ouaka, quand bien même que l’insécurité grandissante n’a pas favorisé la reprise des cours dans toutes les écoles de Bakala et Grimari pour cette seconde phase. Toutefois, les kits récréatifs et sportifs ont été déchargés aux responsables scolaires et pédagogiques (Chef de circonscription Scolaire et Chefs de Secteurs Scolaires) que nous avons rencontrés sur le terrain et en présence des APEs, enseignants, directeurs et autres leaders influents des communautés concernées.
II - ACTIVITES PREVUES ET REALISEES
Lesactivités planifiées dans pourla mise en œuvre des activités de cette phase de projet sont les suivantes :
1. De la signature des contrats :
- L’appui de la reprise des cours dans 25 écoles de la Ouaka pour 12 800 élèves. Si pendant la première phase du projet nous avons réussi à atteindre toutes les écoles ciblées (25), cela n’est pas le cas pour la seconde phase du projet où seules les écoles de Bambari, axe Kouango et Ippy centre ont travaillé soit seulement 17 écoles. Les 08 autres se trouvant à Grimari et Bakala demeurent à ce jour fermé à cause de l’insécurité.
- La signature de contrat avec 124 enseignants qui ont à charge de dispenser 80 heures de cours de rattrapage et 200 heures de cours normaux. Dans l’ensemble, ces cours se sont bien déroulés. Au début du projet et face à l’afflux massif des élèves et l’engouement des enseignants à appuyer le système éducatif des localités du projet, la Direction Exécutive de VITALITE PLUS a autorisé la signature des contrats à 180 enseignants soit 56 enseignants supplémentaires entièrement pris en charge par l’ONG. Cependant, pour le compte de la seconde phase du projet faisant l’objet de ce rapport, un total de 27 enseignants n’a pas travaillé à Grimari et à Bakala et ne peut percevoir chacun les 25 000 FCFA.
- Quant aux directeurs d’écoles, le projet en a prévu 25. Mais la situation des écoles à double direction a constitué une exception qui est venu changer les données. Ainsi, l’équipe du projet a signé le contrat avec 36 directeurs d’école au début du projet. Cependant, pour ce qui concerne la seconde phase d’activités et vu la position des autres écoles qui ne sont pas fonctionnelles (Bakala et Grimari), il est engagé seulement 28 directeurs d’écoles et qui sont rémunérés chacun à 20 000 FCFA. 08 directeurs d’écoles n’ont pas travaillé.
- Nous avons engagé les 5 Chefs de Secteurs Scolaires comme prévus dans le projet dont 1 par localité. Pour cette seconde phase du projet, les Chefs de Secteur Scolaire des localités touchés par les conflits armés n’ont pas travaillé. Seuls ceux de la ville de Bambari, axe Kouango et celui de la localité d’Ippy ont rempli leur obligation contractuelle contre 20 000 FCFA chacun. Ceux de Grimari et Bakala n’ont pas pu travailler pour cause d’insécurité.
- Au niveau des APE, nous avons signé le contrat avec 26 bureaux qui ont travaillé correctement et ont joué de leur poids pour la réussite des activités du projet. Chaque bureau a reçu une prime de 30 000FCFA pour l’entretien de la cour de l’école.
- Enfin, la dernière plage des contrats concerne les Chefs de Circonscription scolaire. Il en est prévu 1 dans le contrat. Seulement nous en avons pris deux puisqu’à Bambari il y a d’une part la circonscription des écoles d’application et d’autre part la circonscription des simples écoles. Ils reçoivent chacun 25 000 FCFA.

2. De la dotation en kits :
- Le projet a prévu de doter 8 960 élèves des classes de CI au CE2 et 3 840 élèves des classes de CM1 au CM2 en kits scolaires pour leur permettre de prendre cours. Ces kits sont composés des cahiers de 100 à 50 pages, des ardoises, doubles lignes, stylos bleu et rouge, crayon avec gomme, taille crayon, règle graduée et imperméable. Tous ces kits ont été distribués aux élèves, ce qui a permis la reprise effective des cours dans les écoles ciblées. Seulement, le nombre prévu par le projet s’est retrouvé insuffisant face à la pléthore des enfants venus des écoles non retenues et ceux des écoles à directions multiples (cas de l’école Maïdou qui a elle seule compte 4 directions d’écoles, cas des écoles qui sont obligées de s’éclater face à l’effectif des élèves…)
- 25 écoles du projet devrait bénéficier des kits récréatifs (ballons de foot Ball, de basket Ball, volley Ball, corde à sauter, sifflets, chronomètre, brassards, filets…) et ludiques(kissoro, damier, carte…). La situation de l’école Maïdou a fait qu’elle est éclatée en deux (2) blocs ce qui a donné au total 26 écoles servies.
- De petits kits pour examens ainsi que des craies sont prévues pour être servis à tous les élèves, et toutes les écoles retenus dans le cadre de ce projet. Nous en avions distribué 12 800 en termes de petits kits pour examens, 1 249 boîtes de craies blanches et de couleur. Toutes les écoles et tous les élèves ont été servis pour la première phase, tandis que pour la seconde phase et en raison du contexte sécuritaire la part des écoles fermées estdisponible au niveau des responsables scolaires et pédagogiques (Chef de circonscription Scolaire et Chefs de Secteurs Scolaires)
- Des matériels didactiques pour écoles (équerre, règles, rapporteur, compas) ont aussi été distribués à 26 écoles contre 25 prévues dans le contrat.Le nombre a augmenté d’une école pour les raisons que nous avons déjà évoquées ci-haut.
- A ce jour, le projet a permis à 1 033 élèves inscrits en classe de CM2 de voir leurs frais d’examen (CEF1 et Concours) pris en charge. Ce chiffre est en baisse par rapport à 1 982 qui est prévus par le projet. La raison en est la déperdition des élèves des suites de psychose et de l’insécurité grandissante ces derniers temps qui ne donnent pas l’occasion aux 949 autres de reprendre le chemin des classes.

3. Des autres prestations :
- Le projet a prévu d’identifier des leaders influents qui ont un rôle à jouer dans la campagne de sensibilisation sur la reprise des cours dans les localités ciblées et pour les écoles retenues. A la première phase, nous en avions identifié 60 et à la seconde phase nous en avions encore identifié 15 de nouveau ce qui a donné un total de 75 leaders influents identifiés et à qui il a été versé des frais de cola.
- Des groupes de théâtre doivent être identifiés pour la création des pièces devant appuyer la campagne de sensibilisation. Après la création des pièces, ils doivent les produire contre rémunération. Cette activité a connu un succès grâce à la collaboration du groupe des comédiens unis de la Ouaka dont le sigle est le « GCUB », organe faitière des comédiens de la Ouaka.
- Les kits sportifs et récréatifs ne doivent pas seulement être distribués mais encore faut-il les utiliser dans les écoles concernées. Ainsi, ces activités uniquement réservées à la seconde phase du projet ont vu leur effectivité, nous en avons appuyé dans 18 écoles qui ont déjà à leur disposition leurs kits au lieu de 25 écoles comme prévues.
- Il a été demandé aux responsables scolaires et pédagogiques de faire l’état des lieux de leurs établissements. Trois missions conjointes ont eu lieu regroupant le staff de VITALITE PLUS, du Ministère de l’Education Nationale (Chef de Circonscription Scolaire de la Ouaka), le Directeur du CPR de Bambari (pour la première phase) et les responsables de l’Union Préfectorale des Associations des Parents d’Elèves (UPAPE) de la Ouaka en vue de vérifier et valider les données produites à l’occasion de cet exercice.
- Une mission d’évaluation finale du projet devrait avoir lieu sur le terrain et auprès de toutes les écoles concernées. Cependant et faute du manque de sécurité dans les localités du projet, cet exercice financé à hauteur de 180 000 FCFA n’a pas pu avoir lieu malgré quelques initiatives infructueuses d’organiser un atelier y relatif au niveau de Bangui.
II – RESSOURCES
Le partenaire financier qui est l’UNICEF a mis à la disposition de VITALITE PLUS, conformément au document définissant le budget du projet et à la demande FACE pour la seconde tranche des ressources nécessaires au démarrage du projet, la somme de 49.996.941 FCFApour donner un total de 99.993.882 FCA.
III - DIFFICULTES RENCONTREES ET LEÇONS APPRISES
Quatre points ont retenu notre attention à savoir :
- Le marché : certains matériels ont besoin de suffisamment de temps pour être livrés comme les ardoises et autres supports de jeux récréatifs (poteaux, panneaux de basketball…) ;nous avons opté pour une évacuation graduelle des matériels et équipements du projet en tenant compte de la disponibilité sur le marché local.
- L’état des routes : impraticabilité des axes Bambari-Kouango et une partie de l’axe Bambari-Bakala tout comme l’axe Sibut-Grimari ; la réhabilitation manuelle de certains points critiques des routes est à envisager en temps de saison pluvieuse.
- Les bénéficiaires : démultiplication des directions d’écoles (cas d’une école géophysique qui a plusieurs directions : Maïdou en a 4), démultiplication des bureaux d’APE (cas d’une école géophysique qui a 2 bureaux d’APE différents comme l’école Maïdou)…, nécessité de petits matériels pour les enseignants (journal de classe, Bic…), ce qui porte en hausse l’estimation du départ ; nous comprenons les données peuvent changer à tout moment d’où nécessité de tenir compte des marges d’imprévus dans les planifications futures.
- L’engorgement de certaines écoles qui sont obligées de recevoir les élèves desécoles qui ne sont pas retenues dans le cadre de ce projet, ce qui porte également en hausse l’effectif des élèves : cas de l’école Aouatché au PK 25 axe Bambari-Kouango qui est passé de 275 élèves à 450 élèves maintenant ; une rétention de 100 pages est opérée sur les kits scolaires des CM, ce qui permet de faire face à ces demandes et satisfaire tout le monde.
- Les effets du conflit entre les Anti-Balaka et les ex-Séléka basés à Bambari et Grimari créant une psychose au sein des communautés et obligeant des parents à maintenir leurs enfants dans les camps des déplacés ou aux champs par souci de sécurité contre les enlèvements, balles perdues et/ou séquestrations de la part des porteurs d’armes… ; c’est là que les animateurs et autres associations fortes trouvent leur raison d’être dans ce projet pour les activités de mobilisation sociale des communautés à travers les communications pour un changement de comportement.
- La plupart des classes ne fonctionnent pas après ce projet du fait de la non prise en charge des maîtres-parents qui abandonnent les élèves en pleine année scolaire pour d’autres activités.
- Certains enseignants non intégrés sont démotivés et ceux déjà intégrés le sont aussi à cause des salaires qui ne sont pas régulièrement versés, ce qui entraîne la mauvaise pratique des classes, le ralentissement des activités pédagogiques, la mauvaise qualité de l’enseignement.
IV - PERSPECTIVES D’AVENIR / RECOMMANDATIONS
Nous souhaitons que le bailleur puisse accepter une intervention pareille pourles écoles qui ne sont pas prises en compte dans le cadre desprésentes activités pourtant étant du ressort académique de la zone géographique du projet et aussi bien de l’après projet qui coïncidera à la rentrée scolaire prochaine de 2014 - 2015.
Aussi, les évènements dejuin à ce jour ont un impact plus ou moins sur la vie des populations des localités ciblées ici par ce projet. Il est souhaitable de pouvoir envisager un accompagnement psychosocial des enfants afin de réussir la reprise des activités scolaires prochaines.
Dans le cadre de ce projet, d’importants matériels seront remis aux écoles. Etant donné que la courte durée du projet (03 mois seulement) ne peut pas en garantir une meilleure appropriation, un accompagnement après-projet est nécessaire pour les 26 écoles bénéficiaires en vue de minimiser les risques de voir tous les acquis s’évaporer dans la nature quand le projet viendra à son terme.
Pour réussir la rentrée prochaine, il est souhaitable de sensibiliser les parents en rassurant de la sécurité effective pour permettre aux élèves de fréquenter les écoles.
Vu le nombre d’enfants qui seront intéresser de reprendre les cours si jamais ils en auraient l’occasion, il est important de prévoir des kits suffisants pour une prise en charge de tous les élèves afin d’éviter des frustrations d’une frange de la population scolaire abandonnée à elle-même.
Trouver des stratégies pour motiver les maîtres parents, les enseignants non intégrés et les enseignants intégrés par l’achat des performances en vue de stimuler les équipes enseignantes au travail.
Prévoir des sessions de renforcement des capacités à l’endroit des acteurs scolaires et pédagogiques (directeurs, enseignants titulaires et contractuels, maîtres-parents…) afin de les rendre plus aptes au métier de l’enseignement. Ne pas manquer d’impliquer le Centre Pédagogique Régional (CPR) dans le processus car garant du recyclage des enseignants.
Renforcer le plaidoyer pour le ravitaillement des cantines scolaires en vivres suffisants pour toutes les écoles de la région car la crise militaro-politique qui a secoué et continue de troubler le pays n’épargne aucune école.
Penser aussi à réhabiliter certains bâtiments scolaires endommagés pour ne pas y avoir travaillé longtemps ou avoir abrité des personnes et/ou groupes armés, et les doter en tables-bancs et manuels scolaires et matériels pédagogiques
 

Interview du Coordonnateu


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